Avec la jeune création

EN SOUTIEN AUX JEUNES COMPAGNIES

Les premières expérimentations de Culture en partage, au Mali et en Centrafrique, ont porté sur la diffusion de spectacles existants, leur ouvrant un lien inédit avec des publics de toutes origines sociales. Mais pas de diffusion sans création. Or la création peine à trouver les appuis nécessaires. Quatre jeunes metteurs en scène et chorégraphe maliens, deux femmes et deux hommes se sont réunis pour lancer le projet « La création en 1000 jours ». Culture en partage accompagne cette initiative et se donne pour objectif de lui donner des perspectives de diffusion.

 

La création en 1000  jours

UN DISPOSITIF DE SOUTIEN A LA JEUNE CREATION MALIENNE EN THEÂTRE ET EN DANSE

LE CONTEXTE

Le théâtre et la danse connaissent au Mali un vrai renouveau avec l’éclosion de jeunes compagnies qui manifestent une créativité et un savoir-faire très encourageants.

Ces compagnies sont susceptibles d’apporter une contribution efficace à l’émergence d’un imaginaire commun indispensable à l’unité du pays. Elles mettent en débat des sujets de société centraux, mais souvent évités ou détournés par le Mali officiel.

En l’absence de politiques publiques adaptées, elles sont le plus souvent sans moyen. Elles tiennent néanmoins grâce à l’engagement bénévole des artistes qui les composent, preuve de leur engagement artistique. Mais cette situation ne peut être durable. Les artistes doivent aussi se nourrir. Ils ont besoin de montrer à leur entourage qu’ils ne s’engagent pas dans une voie sans issue.

 

LE PROJET

Le projet « La création en 1000 jours » a pour objectif de pérenniser ce renouveau culturel. Son principe est simple :

1 – Un fonds annuel estimé pour les deux premiers exercices à 10 000 €/an (environ 6 500 000 F CFA déduction faite des commissions de change) permet d’aller vers la rémunération de 1000 jours de travail artistique sur la base de 5000 F CFA par jour et par artiste et d’assurer le fonctionnement du dispositif. Cette contribution forfaitaire s’ajoute aux éventuelles ressources propres réunies par les compagnies concernées.

2 – Ce fonds est réuni sous la forme de 20 parts de coproduction de 500 € (325 000 F CFA) apportées par des structures culturelles, des organismes concernés, des personnalités, notamment des artistes maliens et étrangers…

3 – Il est géré au Mali par l’association PAM (Promotion des arts au Mali) qui assure dans la transparence la collecte du fonds, sa gestion, la répartition des cachets, la conformité réglementaire et comptable des actions.

Le fonds « La création en 1000 jours » peut ainsi concourir à la production de 4 à 6 spectacles par an réunissant en moyenne six personnes sur 25 jours de répétition et six représentations. Si par chance les fonds réunis dépassent les 10 000 €, les moyens supplémentaires sont consacrés à la diffusion au Mali.

Les dépenses non prévues par la charte de la Création du CJCM jours sont pris en charge sur les fonds propres de la compagnie concernée.

 

LES PROTAGONISTES

DES JEUNES COMPAGNIES

La Création en 1000 jours est portée par quatre jeunes metteurs en scène et chorégraphe, deux femmes et deux hommes.

  • Assitan Tangara (Anw jigi art)

  • Bibata Ibrahim Maïga (Dance’O)

 

  • Lévi Togo (BlonBa/Culture en partage)

  • Kali Sidibé (Monarydasoka)

Ces quatre artistes ont déjà montré leur engagement et leur talent à travers des créations de qualité montées quasiment sans moyen financier. Ils se sont réunis dans le Collectif de la jeune création malienne (CJCM) pour porter le projet « La création en 1000 jours ». Le cadre de leur partenariat est défini dans une Charte du CJCM. Ils peuvent intégrer de nouveaux membres par cooptation. Elles et ils sont décisionnaires dans la conduite de l’initiative.

 

DES LIEUX DE DIFFUSION

Six lieux de diffusion bien identifiés vont être contactés pour participer à l’initiative. Il est proposé à ces lieux d’ouvrir leurs espaces à des résidences de création offertes aux projets conduits par les membres du CJCM. En contrepartie, les compagnies concernées donnent gratuitement une première représentation dans chacun des six lieux, ce qui constitue une première tournée significative pour leurs spectacles et pour les lieux d’accueil des éléments de programmation sans frais de cession. Ce dispositif permettra ainsi d’offrir d’emblée au public malien entre 24 et 30 représentations théâtrales ou chorégraphique par an, un véritable bond quantitatif et qualitatif par rapport à l’existant. Le lieu d’accueil prend directement en charge le paiement des droits d’auteur sur sa billetterie dans le cadre règlementaire en vigueur ou à défaut la somme forfaitaire de 10 000 F CFA par représentation.

 

CULTURE EN PARTAGE POUR ÉTENDRE LA DIFFUSION

Culture en partage inscrit à son catalogue les spectacles proposés par le CJCM et met son dispositif de diffusion à leur service, afin de toucher un public plus nombreux et plus populaire.