Un dispositif de diffusion

D’ABORD, LA DIFFUSION DU SPECTACLE VIVANT 

Les premières expérimentations de Culture en partage, au Mali et en Centrafrique, ont porté sur la diffusion de spectacles existants, leur ouvrant un lien inédit avec des publics de toutes origines sociales.

CEP Bangui Kolongo

 

UN OBJECTIF DE FOND : Rassembler concrètement la jeunesse autour d’un imaginaire commun de notre temps pour prévenir et réparer les fractures de sociétés impétueuses mais fragiles

Le concept de Culture en partage a été élaboré dans deux pays qui ont connu de graves crises, le Mali et la Centrafrique. Il est apparu à ses promoteurs qu’il y avait urgence à développer dans ces pays et plus largement en Afrique un imaginaire commun du XXIe siècle, ancré dans les lignées culturelles du continent et raccordé au monde. Le principal vecteur retenu par Culture en partage pour avancer vers cet objectif est le spectacle vivant. La culture vivante est la boîte à outil qui permettra à la jeunesse de se construire les boussoles qui font défaut, de se réunir, de trouver ses repères. Elle constitue un puissant facteur de paix, de cohésion, d’échanges pacifiques, conditions du développement. En multipliant les foyers de rencontres et de connaissance, Culture en partage donne des outils de qualité à la mobilisation de la société pour son développement et notamment l’accomplissement des objectifs du millénaire. La diversité des thématiques abordées par les spectacles proposés permet de mobiliser la société sur la quasi-totalité des grands enjeux qui se présentent à elle : paix, gestion des conflits, gouvernance, cohésion sociale, santé, environnement, genre, alimentation, etc.

Déjà des expérimentations concluantes dans deux pays en crise (Mali, Centrafrique)

De premières expérimentations de Culture en partage, à Bamako et à Bangui, ont été développées avec succès, grâce au concours financier d’Orange-Mali, de Fofy Industries, de Spirit McCann et de l’Institut français du Mali à Bamako, de l’OIM, de la FAO et de l’Alliance française en Centrafrique. Une première expérience de médiathèque numérique a été expérimentée à Bangui. A l’occasion de ces expérimentations, la diffusion du spectacle vivant a réunit environ 55000 spectateurs, jeunes pour la plupart. L’accompagnement média et la promotion par les réseaux sociaux ont élargi l’influence de ces actions à des centaines de milliers de personnes.

A Eséka (Camaroun), Culture en partage a également contribué au Parlement des mots et au FIBE (Festival international Bogso-Eséka). Le FIBE 2017 a ainsi accueilli We almost forgot, une pièce du grand chorégraphe nigérian Qudus Onikeku dont BlonBa est co-producteur et qui a été jouée devant la gare d’Eséka quelques mois après le tragique accident ferroviaire du 21 octobre 2016. Ce spectacle réunissait des artistes originaires de nombreux pays d’Afrique anglophone et francophone.

 

EN PRATIQUE : Comment financer de façon autonome, reproductible et durable la diffusion du spectacle vivant en Afrique ? 

Cette question est à l’origine des dispositifs proposés par Culture en partage. Voici l’idée qu’expérimentent ses initiateurs : les représentations sont financées sous forme d’invitations personnalisées offertes à des jeunes par des sponsors privés, publics ou associatifs intéressés à communiquer leur nom, leurs marques, leurs causes ou leurs actions en direction du grand public.

Cette communication chaleureuse et directe convainc au Mali trois importants opérateurs économiques, en Centrafrique des agences de l’ONU. Les premières expérimentations sont des succès.

    

 

La représentation de Plus fort que mon père (Cie BlonBa)
Le public du quartier de Lafiabougou (Bamako) suit nombreux la représentation de Plus fort que mon père (Cie BlonBa) donnée lors d’une première tournée Culture en partage financée par Orange-Mali

 

Représentation de la pièce Dieu ne dort pas/Ala tè sunogo (Alliance française de Bangui, 2015)
La joie des spectateurs à la fin d’une représentation de la pièce Dieu ne dort pas/Ala tè sunogo (Alliance française de Bangui, 2015)

 

Culture en partage travaille à pérenniser les premières expérimentations en mobilisant les acteurs économiques et sociaux autour du dispositif proposé.